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Devoxx 2010

publié le 22 nov. 2010 à 01:12 par Julien Ripault   [ mis à jour le·22 nov. 2010 à 06:26 par Cédric Exbrayat ]

Dans ce billet, nous exprimons notre ressenti sur la conférence Devoxx 2010. N'attendez pas de résumé des présentations, d'autres l'ont largement fait ; on vous donnera quelques références. D'abord, une impression général : c'est un événement génial, et nous tenons à remercier Stephan et son équipe pour nous avoir proposé cela.
Devoxx est organisé sur quatre jours et demi, du lundi matin au vendredi midi. Le deux premiers jours sont consacrés aux universités, le trois derniers aux conférences à proprement parler.

Universités

Les universités sont des sessions de trois heures qui permettent d'aborder un sujet sur une grande largeur. Ces sessions peuvent être de grands moments lorsqu'elles sont menées par de bons speakers, mais peuvent aussi être très longues si le speaker n'est pas à la hauteur. Concrètement, j'ai vécu les deux cas : ma toute première session sur Hadoop, Hive et Pig m'a semblé interminable parce que animée sans rythme et sur un sujet totalement neuf pour moi. J'ai assisté à deux autres sessions totalement jubilatoires, animée par Antonio Goncalves et Alexis Moussine-Pouchkine pour la première et Emmanuel Bernard pour la seconde. Je n'ai pas vu passer la journée.
En parallèle des universités, des labs sont aussi organisés. Ce sont des sessions de trois heures aussi, mais dans des petites salles d'une cinquantaine de personnes, pendant lesquelles on a l'opportunité de mettre les mains dans le code, en étant assistés par des stars du métier. J'ai participé à une session Arquillian animée par Dan Allen, Pete Muir et Aslak Knutsen. L'absence de réseau nous a beaucoup pénalisés, ce qui a transformé la session en longue démonstration ; intéressant mais trop long. Ce format était proposé pour la première fois, ce qui explique quelques ratés, d'autant qu'animer un groupe de cinquante développeurs est vraiment une tâche délicate.
Ces longues sessions étaient complétées par des petites sessions de trente minutes, nommées « Tools in action » en fin d'après-midi, qui permettaient de survoler un outil.
Enfin, en soirée, nous avions les BOF. Organisées en soirée (de 19h à 22h !), ce sont des discussions informelles sur un sujet prédéfini et menées par des experts du domaine. Elles permettent de discuter directement avec les meilleurs spécialistes mondiaux de JavaSE, JavaEE, Scala,... Je n'y ai pas assisté parce qu'après une journée bien remplie à assister à des présentations en anglais, je n'avais plus l'énergie pour me concentrer.

Conférences

Julien et moi avons rejoint Alexis pour la deuxième partie de Devoxx, les conférences. Durant ces trois derniers jours, les sujets s'enchaînent à raison d’une heure chacun et de 6 sujets en parallèle. Autant dire que le choix est varié mais souvent difficile entre ce que vous voudriez découvrir, ce que vous devriez connaître et les speakers renommés (Joshua Bloch, Neal Ford, Chet Haase... pour ne citer qu’eux) que vous avez envie d’entendre. 6 salles en parallèle donc, chacune dédiée à un sujet (Java Core SE et EE, Architecture/Sécurité, Cloud/NoSQL, RIA, nouveau langage...) et qui, malgré leur taille imposante, sont bien vite remplies. Il faut donc se dépêcher entre les sessions sous peine de se retrouver assis au bord de la scène sur le sol ! Là aussi comme pour les universités, la qualité des speakers est variée, mais tout de même très élevée, avec certains speakers tout simplement excellents. On aimerait bien en ramener quelques uns au JUG mais certains ne viennent en Europe qu’à cette occasion. Une autre bonne raison d’aller à Devoxx donc ! Le sujet en vogue cette année était le NoSQL (souvent prononcé [nosicauël]) et le Cloud. Les sessions sur Cassandra, Hadoop et consorts étaient nombreuses et faites par des speakers des ‘big players’ que nous connaissons : Google, Twitter, Facebook... Ce sujet est passionnant mais on se rend vite compte que cela adresse des problématiques que nous ne croisons pas tous les lundis... En plus de ces sessions, chaque journée débute par une keynote faite par un speaker renommé. La keynote de fin nous a ainsi permis d’assister à un jeu de question réponse entre la salle et 6 personnalités (dont Antonio Goncalvès du Paris JUG, Mark Reinhold, leader de OpenJDK, Stephen Colebourne, qui tient un blog bien connu, Juergen Holler, fondateur de Spring et Bill Veners, fondateur de Scala). Un moment unique que l’on ne peut voir qu’à Anvers !

Je pense qu’il est à retenir qu’Oracle a voulu rassurer la communauté en montrant qu’ils sont conscient que Java (langage et VM) est important et investissent donc dedans (pour preuve quatre JSR viennent d’être déposées sur le projet Lambda, le JDK 7 et 8). La final release du JDK 7 serait pour le 28/7/11.


Le jeudi a eu lieu une BOF (birds of a feather - discussion informelle sur un sujet) consacré aux JUGs, permettant au différents jug leaders présents de pouvoir discuter directement avec des représentants d’Oracle. Cela nous a permis de voir où se situe Oracle par rapport au JUG et écouter ce que chacun avait à dire. Nous pouvons dire que les “pourparlers” ont commencé mais nécessite la mise en place d’une organisation des JUGs pour permettre une communication plus facile avec Oracle. Reste à voir ce que chacun a à amener à l’autre mais Oracle ne semble pas vouloir faire de forcing pour avoir la main-mise sur les JUGs et c’est le principal !

Ambiance

Ah l’ambiance ! 3000 personnes, passionnées par les mêmes sujets, qui se voient trois jours non stop, à Devoxx mais aussi à l'hôtel, dans le tram, et dans les bars alentours ! Il n’y a que peu d’endroit où vous pouvez avoir la chance de partager un café avec un ingénieur Twitter, un sandwich avec un contributeur OpenJDK, une bière avec les JUG leaders du monde entier, ou un croissant avec un spec leader du JCP. Chaque pause entre les sessions est l’occasion de discuter autour des boissons et repas généreusement fournis par Stephan et son équipe, de rencontrer d’autres acteurs de cette formidable communauté. C’était également pour nous l’occasion de recruter quelques speakers pour nos prochaines sessions, mais je garde le suspens sur ce point... Bref, l'atmosphère est pour nous aussi importante que le contenu même des sessions et, avec 47 pays représentés, et tant de personnes passionnantes, Devoxx est bien le lieu où il faut être en Novembre.

Conclusion

Premièrement, il faut venir à Devoxx. Comme disaient les Castcodeurs, si votre employeur refuse de vous envoyer à Devoxx, changez d'employeur. On a vu des sociétés débarquer en force, bravo à elles (on vous donnera les noms au JUG), elles permettent à leurs collaborateurs d'enrichir de façon incroyable leurs connaissances.

Deuxièmement, il faut arriver à Devoxx dès le lundi. Les universités sont très enrichissantes. Mon expérience de cette année me dicte juste de ne pas trop prendre de risques et d'exclure les sujets de découverte pure pour privilégier les sujets à approfondir, ou qu'on est certain d'apprécier.

Troisièmement, il faut rester à Devoxx jusqu'au vendredi. Les conférences permettent de découvrir plein de sujets innovants. Les soirées dans les bars permettent de rencontrer des gens passionnés et très intéressants. Les participants viennent de quarante pays, issus de tous les continents (sauf l'Asie). Il y a aussi beaucoup de français.

Finalement, inscrivez-vous à Devoxx 2011, mais seulement après nous. Il semble que les inscriptions soient closes de plus en plus tôt et nous n’avons pas envie de rater la prochaine édition. Et pour patienter, vous pouvez toujours vous abonner à Parley's qui vous offre les vidéos de toutes les sessions 2010 pour 79 €.

Références

http://blog.loof.fr/
http://blog.xebia.fr/

http://picasaweb.google.com/JavaPolis.com/Devoxx2010
http://www.flickr.com/photos/ludovicpoitou/sets/72157625286293221/
http://picasaweb.google.com/email.zepag/Devoxx2010#
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